55ème Journées de Biologie Clinique
Les Lundi 28 – Mardi 29 et Mercredi 30 Janvier auront lieu les 55ème Journées de Biologie Clinique Necker – Institut Pasteur. Ces Journées se dérouleront à l’Institut Pasteur de Paris.
Le SJBM dispose d’une inscription à tarif promotionnel pour les internes et les assistants hospitalo-universitaires (AHU) de 55 euros par jour (incluant le déjeuner).
Vous trouverez ci-joint le programme ainsi que le bulletin d’inscription à tarif préférentiel.
Pour vous inscrire, il vous suffit de renvoyer la plaquette à imprimer en précisant à la main au dos de la feuille les journées auxquelles vous souhaitez assister avec un chèque (55€ x nombre de journées) à l’agence DVL qui organise cet événement.
Agence DVL : 101 rue Mademoiselle 75015 Paris
Share Read MoreQuels avenirs pour les jeunes biologistes médicaux ? Destins croisés
Le Samedi 30 Juin 2012 se tiendra à Paris la première Assemblée Générale 2012 du Syndicat des Jeunes Biologistes Médicaux.
Au programme, des conférences sur les carrières hospitalières et hospitalo-universitaires, des spécialistes juridiques pour les carrières libérales, une bourse de l’emploi, des témoignages de jeunes biologistes, une table ronde réunissant des biologistes aux statuts variés, un point sur l’actualité de la Biologie Médicale, etc.
Share Read MoreEn passant par les JIB…
Un petit aperçu des Journées Internationales de la Biologie 2011, pour tous ceux qui n’ont pas eu la chance de pouvoir y assister.
Etant donné l’énormité du sujet (3 jours, un congrès avec 3 sessions différentes de 5 conférences chacune chaque jour ET un salon avec plus de 170 fournisseurs exposant sur environ 10 000 m2), je ne peux que rester humble et vous propose de rapporter cette aventure comme je l’ai vécue. Pour ce faire il m’a semblé que le plus simple était d’inaugurer une chronique dans laquelle je vous posterai les différentes articulations de mon expérience aux JIB.
Share Read MoreIHU : la recherche biomédicale française relancée ?
Vous trouverez ici un article très interessant paru aujourd’hui dans les Echos intitulé : « La recherche clinique face à la mondialisation »
On y apprend essentiellement que la France compte aujourd’hui à peine une quarantaine de sites de recherche biomédicale de classe internationale, dont une quinzaine de facultés de médecine. Près de la moitié des CHU (18) ne sont pas de niveau international, voire « très en deçà en valeur absolue comme en valeur relative ». Dans la réalité, il est difficile de se couper en trois et la recherche est souvent sacrifiée au profit des deux activités jugées prioritaires par les universitaires : les soins et l’enseignement. « La charge des soins est devenue très lourde », admet Philippe Even.
Biomarqueurs : un défi pour une médecine "sur mesure"
La puissance des équipements de biologie actuels a permis la mise au point de nouveaux outils de diagnostic et de suivi médical. Grâce aux biomarqueurs, il est possible d’établir des diagnostics plus précocément, d’administrer les traitements les plus appropriés et d’accéder à un suivi »sur mesure » des patients.
L’essor des biomarqueurs « modernes » va de pair avec celui de la biologie moléculaire, de la génomique, de la protéomique ou encore, plus récemment, de la métabolomique (étude de la structure et du fonctionnement des molécules du métabolisme). L’automatisation de la manipulation des échantillons biologiques et le recours à l’informatique pour le traitement des données ont en effet donné accès à une masse d’informations biologiques exploitable.
Si les bénéficiaires des biomarqueurs sont bien, in fine, les malades, de nombreux acteurs interviennent dans le processus (société de biotechnologie, entreprise du diagnostic, plus rarement laboratoire pharmaceutique), qui va de leur découverte à leur utilisation en routine. Si le groupe suisse Roche, dont le célèbre test HER2 accompagne la prescription ou non de l’anticancéreux Herceptine dans le cancer du sein, fait exception, cela s’explique tant par sa longue pratique d’un double métier pharmaceutique et diagnostique que par une intégration précoce des biotechnologies. La plupart des autres groupes pharmaceutiques (GSK, Merck, Pfizer, Sanofi-Aventis…) accèdent aux biomarqueurs via des accords avec les sociétés spécialisées. « En effet, dans la mesure où il s’agit d’un marché naissant, c’est aussi un marché très fragmenté entre de nombreux acteurs ». On en dénombre d’après une récente étude Drost & Sullivan près de 150 sur le seul marché européen.
Les chercheurs français, une récompense passée sous silence…
Très peu de médias auront relayé ce qui constitue pourtant une immense source de fierté pour tous les scientifiques français.
C’est un classement international qui l’affirme : notre CNRS national est classé 1ère institution scientifique du monde en 2009 parmi les 2000 organismes de recherche évalués, bien devant Harvard, Tokyo Daigaku, Oxford, etc…!
Comprenant 11 000 chercheurs, plus de 15000 universitaires et des milliers de thésards qui travaillent dans ses 1200 laboratoires, le CNRS, créé en 1939, vient d’être couronné par le groupe de recherche espagnol SCImago, qui se propose de réaliser des cartographies des activités de recherches. Il se base sur son rapport annuel 2009 classant les meilleures universités et institutions de recherche mondiales grâce à l’analyse de leur performance pendant la période 2003-2007, suivant 5 indicateurs de production, collaboration et impact scientifique (telle que la citation des auteurs dans d’autres travaux). Le rapport a été élaboré à partir de données de la base Scopus (plus de 16 millions de publications et 150 millions de citations) et comprend des institutions de recherche de 84 pays sur les cinq continents, groupées dans cinq secteurs de recherche : gouvernement, éducation supérieure, santé, industrie et autre.
Tout le monde se souviendra de la récente passe d’arme opposant notre gouvernement avec les chercheurs français du CNRS, ne publiant pas assez, n’étant pas suffisamment efficients, mal organisés; il semble que son unité et sa détermination viennent d’être enfin appréciées à leur juste valeur. Notre CNRS publie, brevète, conclu des contrats avec l’industrie…et fait la fierté de ses scientifiques!
Organisme public financé quasi exclusivement par l’Etat, l’avenir du CNRS ne peut plus être envisagé sur le seul plan de la performance, qui est à présent mondialement, et objectivement, reconnue; mais sur la place que l’on veut donner à la la recherche fondamentale, non programmée, non définie par des objectifs court termiste clairement identifiés.
La question est finalement, quelle place veut donner la France à la Recherche et surtout dans les mains de quels types d’acteurs? Comme le réaffirmaient récemment deux anciens premiers ministres, Michel Rocard et Alain Juppé, il y a une erreur économique à ne pas commettre pour toute grande nation: ne pas investir dans les relais de croissance de demain, en faisant l’impasse de la recherche et du développement.
Concernant le monde de la biologie médicale, il est désolant de constater que la révolution bio diagnostique est en marche et que le train est en train de quitter le quai sans les professionnels de santé, et sans les chercheurs Français!
Il faut donner les moyens à la biologie française de continuer à se positionner comme leader sur le plan de l’innovation technique que représente la Biologie Diagnostique et la Biologie Interventionnelle. Profitons du regroupement des acteurs biologistes de la profession, favorisons l’émulation public/privé, support de la recherche et du développement. Assouplissons les formalités permettant de faire fructifier les brevets, et autofinançant l’innovation de demain. Plus que tout, retrouvons confiance en nos professionnels, qui apparaissent comme les mieux formés, et les plus prometteurs au monde.
Le véritable enjeu pour l’Avenir en Médecine n’est pas sur la Qualité, il est sur l’Innovation. Hors l’innovation passe aujourd’hui par le domaine incontournable des biotechnologies, domaine dans lequel il s’avère que les acteurs de la Biologie Française, et ses chercheurs, sont aujourd’hui dans un rôle leader qu’il est important de conforter. Car perdre la course à l’Innovation, c’est financer, in fine, celle des autres… et en devenir dépendant.
Share Read MoreInformation scientifique, de la publicité déguisée pour les futures chaines de laboratoires ?
L’Ordonnance parait claire sur le problème de la publicité/promotion par et/ou en faveur d’un laboratoire de biologie médicale : elle est purement et simplement interdite, comme le SJBM le requérait.
Seules sont à ce stade autorisées les indications relatives à l’existence et à la localisation du laboratoire de biologie médicale publiées au moment de l’ouverture (encore faudrait il préciser les moyens et délais de cette publication…) ainsi que la mention de son accréditation.
Ce qui suit est plus inquiétant : « L’information scientifique auprès du corps médical et pharmaceutique n’est pas de la publicité ».
Qu’est ce que l’information scientifique ?
Prenons un exemple et rendons nous aux entretiens de Bichat où s’est déroulé en septembre une formation d’une semaine pour nos blouses blanches nationales. Au programme d’une demie journée, une table ronde d’information scientifique (le terme est laché !) sur les bienfaits des boissons lights, organisé par une célèbre marque que nous ne citerons pas. A la tribune, 2 scientifiques chercheurs font l’éloge des boissons édulcorés dans le contrôle pondéral et la gestion de l’appétit. Le lendemain, tous les journaux féminins reprennent cette conclusion. « Les édulcorants sont inoffensifs et recommandées pour les régimes ». Ce qui n’est pas dit, c’est que les deux scientifiques invités sont rémunérés directement respectivement par un des plus grands fabricants d’édulcorants du monde et par un non moins célèbre fast food. Ce qui laisse comme un arrière gout de conflit d’intérêt dans la bouche.
Cet exemple pour illustrer que l’information scientifique est un terme très vague, ne recouvrant souvent aucune vérité ni réalité scientifique. En médecine, des groupes d’experts ont la lourde responsabilité d’élaborer des guides de bonne pratique, des référentiels opposables, des recommandations à l’usage des prescripteurs. Et ceci prend toute sa dimension lorsque c’est la solidarité nationale à travers la Sécurité Sociale qui doit financer les dérapages de prescriptions secondaires à une information scientifique peu rigoureuse.
En pratique, cette « information scientifique » ressemble pour le moment à des fiches d’aide à l’interprétation des principales analyses, assorties de références à des publications de portée internationales, sorte de mémento à l’usage de médecins férus d’assistance en ligne.
Hormis le fait que l’on peut déplorer que le tout numérique se substitue subrepticement à la formation continue des médecins ainsi qu’à la relation clinico-biologique, ce procédé pose aussi un problème légal.
Est il en effet légal d’autoriser la promotion de cet outil d’aide à la prescription et à l’interprétation auprès des médecins prescripteurs ? Cela ne constituerait il pas une publicité détournée aboutissant à la captation d’une patientèle pour les laboratoires, les médecins invitant leurs patients à se rendre dans les labos de ces réseaux pour continuer de bénéficier de leurs services ? Ne risquons nous pas d’encourager les prescriptions trop fréquentes ou inutiles par le biais de cette information scientifique, que l’on sait d’avance peu altruiste ? A l’instar des visiteurs médicaux, dont le mode d’exercice a été très encadré afin de ne pas influer sur la délivrance de médicaments, l’indépendance des professionnels de santé en matière de prescription d’examens complémentaires nécessite d’être extrêmement vigilant.
Le SJBM demande donc l’interdiction des visiteurs médicaux dans le domaine de la biologie médicale, dans la mesure où il est impossible de vérifier la neutralité de l’information médicale délivrée, les prescripteurs ayant en outre accès à de multiples autres sources d’information professionnelle. Toute information scientifique délivrée par d’autres moyens aux prescripteurs devra avoir fait l’objet de publications médicales validées par la communauté scientifique et sans que cette information constitue une promotion en faveur d’un laboratoire.
Le Code de Déontologie (articles 19, 20, 26, 80, 81 et 82) relatif à l’exercice de la médecine et à son caractère non commercial définit très précisément le cadre réglementaire autorisé dans ce qui relève de l’information et de la promotion en matière de santé.
La biologie médicale doit se donner les moyens de faire de même, dans le cadre de la future loi la régissant.
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