Novescia : Opération séduction
Novescia a vu le jour en novembre 2008. A l’époque, cela était passé relativement inaperçu.
Depuis, la boite a fait son chemin. 130 millions d’euros de CA, 82 laboratoires et 1600 collaborateurs (pas tous biologistes) plus tard, Novescia commence à faire parler de lui et veut s’imposer comme incontournable dans le paysage de la biologie médicale française.
Tout s’est acceléré lorsque Novescia s’est détaché de la Générale de Santé (qui lui a ainsi cédé son pôle de laboratoire), et a levé des fonds afin d’acquérir massivement des laboratoires situés dans tout l’Hexagone. Novescia est détenu à 100% par des capitaux institutionnels et « familiaux » (dit family office) français. Ces fonds, de l’ordre de 50 millions d’euros, proviennent d’actionnaires (dont des banques) et il ne serait pas étonnant qu’un autre appel d’offre soit lancé puisque Sylvain Chapuis, DG de Novescia, qui confie qu’avec « encore 3500 laboratoires indépendants, Novescia devrait pousuivre ses achats ciblés en région, notre ambition étant de finir l’année avec 40 à 60 laboratoires supplémentaires » (soit 70 millions d’euros supplémentaires).
« Novescia a pour ambition de devenir l’un des leaders de la biologie française et européenne en atteignant un CA de 300 millions d’euros » ( nous préférerions parler de palier car sur un CA de 4 milliards d’euros en France et de 8 milliards dans toute l’Europe, l’objectif de 10% ne cadre pas forcément avec la position de « leader »…).
Qu’a pensé Novescia des conclusions de l’avocat général le 2 juin dernier?
Voici leur communiqué :
Le groupe français Novescia, qui a repris en février les activités de diagnostic de Générale de santé « se réjouit » également dans un communiqué de la position de l’avocat général de la CJUE en faveur des « limitations » existant actuellement en France. Il estime que cette position va dans le sens d’une « médicalisation de l’exercice de la biologie médicale » et d’une « réelle professionnalisation de tous les acteurs ».
Il « se félicite » également de voir reconnue « la possibilité laissée à la France de mettre en place une organisation médicalisée de la biologie praticienne » pour l’ »optimiser, à son meilleur coût ».
« Les recommandations de l’avocat général, si elles sont suivies par la Cour, permettront d’aller au coeur du débat sur l’ouverture des structures de santé, en s’appuyant sur le professionnalisme des entrants, et leur capacité à raisonner sur le long terme et à adopter le système de valeurs qui différencie les acteurs de santé de ceux d’autres secteurs économiques », a commenté Novescia.
Aujourd’hui, pour Novescia, le défi consiste à structurer les entreprises de santé sur la durée. A terme, l’objectif est de participer à une sauvegarde par le haut du système de mutualisation du risque maladie auquel nos concitoyens sont attachés.
Juste une remarque sur la « sauvegarde par le haut du système de mutualisation du risque maladie », le mot solidaire n’est pas mentionné, or toutes les assurances santé, privées comme publiques, fonctionne sur le même mode de mutualisation du risque maladie (cotisation et remboursement selon un barème fixé).
Mais laissons la nos considérations tatillones sur le principe de solidarité pour nous interesser au mode de fonctionnement de Novescia:
Le modèle Novescia s’organise par « région biologie » en mettant un point d’honneur à respecter un maillage équilibré du territoire.
- laboratoire de proximité, uniquement axé sur le pré et le post analytique, donc surtout orienté vers l’accueil de la patientèle
- laboratoire d’urgence autonome
- laboratoire plateau technique multi disciplinaire (encore appelé usine à gaz ) créé dès que peuvent être drainés 1000 dossiers jour au sein de la région.
Une région biologie correspond à la zone géographique où l’accès aux 18/30 LBM regroupés autour du plateau technique ne doit excéder 1H30 de transport.
Pour le moment, Novescia a développé « 12 régions biologie » :
* Grand Lyon, Ile de France Sud ouest et Paris centre (totalisant la moitié des LBM),
* Cote d’Azur, Toulouse, Bourgogne, Normandie, Région Nord, Réunion (8 laboratoires)…
Et une présence stratégique en Espagne avec une expansion secondaire également prévue.
L’organisation fonctionnelle et régionale de Novescia comprend :
— à sa tête : une direction générale, une direction stratégique, du développement et des acquisitions, une direction administrative et financière, une direction des systèmes d’information, une direction des ressources humaines, une direction juridique, une direction des opérations logistiques, qualité et marketing médical, le tout parqué dans les 900m2 loué par Novescia dans le 8eme arrondissement de Paris (lui revenant pour info à près de 35 000 euros HT par mois).
— sur le plan régional : un directeur régional, « interface » avec l’ARS, un adjoint, un manager du plateau technique et un directeur régional qualité.
Novescia ne s’est pour l’instant pas adressé personnellement au SJBM mais écrit dans la « revue » EMBI vouloir garantir la transmission des savoirs et des pratiques en donnant une « place aux jeunes« (en tant d’ultraminoritaire? surement, puisque Novescia propose systématiquement des contrats de ce type, le jeune bio « kleenex » vous connaissez?…).
Notre vivier est considéré pour les dirigeants de Novescia comme l’élite avec je cite « une des meilleures formations médicales au monde », dont les compétences « sont plutôt mal utilisées« (note du SJBM : il est certain que ces compétences seront utilisées à leurs justes valeurs sur un centre de prélèvement…).
» Si aujourd’hui les jeunes biologistes rencontrent des difficultés à racheter des LBM, au moment des départs en retraite de séniors, faute de moyens et/ou de soutien des banques, ils seront courtisés demain pour reprendre les structures exerçantes, [...] avec une diminution de l’effectif de biologiste de moitié d’ici 10 ans » (note du SJBM : ce qui est faux et les études de la DREES l’ont montré, en 2020, si l’on maintient le numérus clausus : il y aura 8000 biologistes sur le territoire contre 10 000 actuellement)
« Novescia a d’ores et déjà anticipé ce renversement de tendance, en créant un avantage pour les jeunes biologistes, qui, sans un tel dispositif, sont dans l’incapacité materielle au sortir de leurs études d’acquérir des parts de laboratoires » (note du SJBM : si l’on omet bien sur l’entière responsabilité de ces opérateurs financiers sur la création d’une bulle autour du prix des parts de LBM, rendant l’acquisition de parts par les jeunes biologistes de fait impossible et dans l’unique but de s’assurer une captation suffisance de parts de marché sur le territoire français…). En somme, tout se passe comme si Novescia portait secours aux jeunes biologistes alors qu’il est lui même à l’origine de leurs difficultés.
« L’avantage pour les jeunes biologistes » en question n’est bien sur pas explicité : actions, participation, bonus, stock options?
… Tout reste bien sur à « inventer ». A négocier aussi surement.
C’est donc écrit noir sur blanc dans la revue EMBI (le SJBM se couvre en citant ses sources, au cas où la fièvre procédurière de Novescia à l’encontre de simples biologistes s’amplifierait…), Novescia est détenu à 100% par des capitaux institutionnels et « familiaux ».
Pourtant, dans un communiqué du directeur de la communication de Novescia, Thierry Coté, il est affirmé « qu’aucune cascade de holdings n’est utilisé chez Novescia, juste une SEL par « région biologie » , dans laquelle, les biologistes ont la majorité des droits de vote et sont invités à participer au capital jusqu’à la moitié, (au travers des holdings régionales). Novescia est ainsi capitalisé par ses propres managers nationaux , dont plusieurs biologistes, par des family offices qui ont une vision long terme sur la santé et par trois banques françaises avec des outils à cycle longs. »
Ce point est repris sur leur site internet où sont exposées les règles participatives et prudentielles de répartition du capital :
- aucun associé interdit au sens de l’Ordonnance du 15 janvier 2010 (même de manière indirecte par l’intermédiaire de Socadif, filiale du Crédit Agricole d’Ile-de-France?? : « Banque et Assurance « ….)
Une relecture de l’article L. 6223-5 du CSP (et du titre IV qui va avec) s’impose probablement…
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- aucun associé en position dominante (sauf eux bien sûr…)
- une offre de capital « jusqu’à 50% » (traduire de 0 à 49%??) aux biologistes en région, selon un modèle proche de celui étudié par le gouvernement pour la réforme des professions libérales (???)
Alors, quid de la répartition exacte du capital???
En guise de conclusion à ce long exposé, il parait évident que Novescia tente de communiquer sur une position intermédiaire entre la biologie médicale financiarisée et la biologie médicale évolutive développée comme une solution à l’exercice « isolé » des métiers de santé à plateau technique. L’un n’exclut pas l’autre, tout n’est que question de stratégie.
Novescia, tout comme Labco ne poursuit bien sur aucun objectif philanthropique.
Le projet est certes ambitieux, voire risqué, vu l’environnement réglementaire et la fragilité des brèches juridiques exploitées (Le SJBM renouvelle sa demande faite au gouvernement d’aller dans le sens des conclusions de l’avocat général de la CJUE et de faire paraitre les décrets de l’alinéa 2 de l’article 5-1 de la loi de 1990). Retenons que la clé est de convaincre notre génération d’y engager son diplome (d’où l’opération séduction engagée via la revue EMBI postée à tous récemment). L’équilibre des forces va être précaire. Jusqu’à preuve du contraire, pas de biologie sans biologiste. Nos ainés ont donc l’immense responsabilité -et nous savons qu’ils sont nombreux à partager notre point de vue- de transmettre et de savoir partager leur outil de travail pour que la profession puisse se réorganiser à taille humaine. Ce qui n’exclut bien entendu pas la modernité.
Mais c’est aussi à notre génération de faire les bons choix, de s’engager dans un projet conforme à notre éthique et nos convictions. Sachons donc conserver notre lucidité, notre clairvoyance et nos compétences.
Tiens, encore une autre vision de la Biologie Médicale ! ;-)
- Le SJBM
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Bonjour,
Votre analyse de Novescia est fouillée et pertinente. Pour avoir été très jeune dans l’action syndicale, je dois reconnaître que votre génération est très avancée dans la qualité de ses analyses par rapport aux anciennes, à âge égal.
Cependant, il reste quelques approximations importantes que je souhaite corriger ici rapidement:
1- Novescia n’a jamais été « attachée » à la GDS, elle est née autonome et a postulé, comme d’autres, à la reprise de Sambio, pôle labo de la GDS à vendre en mars 2010. Elle a emporté l’affaire pour ses qualités opérationelles liées au fait que SYlvain Chapuis a été à l’origine de Sambio. C’est le seul lien.
2- Le pacte du CNR en 1945 c’est « chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins » Il est globalement respecté pour l’AMO (cotisations proportionnelles, accès universel aux soins). Il ne l’est pas pour l’AMC où « chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses moyens » avec, en plus, la possibilité d’être exclu pour risque accru (sauf pour les vraies mutuelles). L’enjeu de la sauvegarde par le haut est justement de remetrte de la solidarité à tous les étages avant de donner les clés de la maison.
3- Désolé de confirmer que les tous les biologistes sont invités à monter à la moitié du capital de leur SEL régionale. C’est une réalité. De même que la participation au capital de Novescia par les managers et biologistes ayant des responsabilités transversales.
4- Le concept de bancassurance est justement de ceux qui font que les interdits d’aujourd’hui ne tiendront pas longtemps et nous obligent à ouvrir les yeux et les oreilles…
5- Novescia, dernier arrivant, n’a pas crée la bulle, il l’ a trouvé et à fait avec. Elle n’est pas spécifique à la biologie mais bien connue dans tous les secteurs atomisés en phase d’acquisitions de parts de marché
(source DGA Interfimo, 28 juin 2010, Paris)
6- Quand les jeunes auront donc compris que la vie biologique cela peut être autre chose que de s’épuiser à rembourser des emprunts et donc donner son bénéfice à une « bancassurance », faire rentrer les créances des patients laxistes de leurs droits, ranger des factures, j’en passe et des meilleures, on pourra parler du projet Novescia pour les biologistes entrants. Il est ambitieux et necessite un dossier à part entière.
Cordialement
Thierry COTE
Biologiste
Thierry COTE(Quote) (Reply)
Content de voir le « dircom » de novescia reconnaitre que leur propre montage ne respecte pas la loi!
Au moins une remarque pertinente…
Je pense pour ma part que c’est la tentative de réintroduction de la dérogation aux règles prudentielles du 1° de l’art 6223-5 du CSP, que le gouvernement essaie de faire passer via le projet de loi de ratification, qui ne tiendra pas longtemps lors de son examen par les parlementaires…
Mais ça nous aurons bientot l’occasion d’en rediscuter…
Mince alors!
Sommes nous sensé remercier novescia de nous protéger des « tracasseries » de l’association?
Heureusement que vous êtes là pour nous proposer des statuts d’ultraminoritaires ou pour nous placer dans une situation de salariat forcé…
Au nom de tous les jeunes que vous allez exploiter, je vous remercie le plus sincérement du monde.
Mais merci quand même pour ces « corrections »…
Cyril(Quote) (Reply)
4 – Soyez seulement assez lucides pour reconnaître que les banques ne font pas de l’assurance pour le plaisir d’investir dans des labos….En réalité, si on veut exclure la bancassurance de tous les secteurs ou elle pourrait introduire un conflit d’intérêt, elle serait nulle part et le système par terre….
6- Ne faites pas comme si Novescia se présentait comme seule solution…le monopole est le contraire du libéralisme et la première vertu d’un acteur économique c’est l’acceptation de la diversité…
Si vous devenez libéral, à partir de combien de milliards d’euros de déficit serez vous contraints de devenir salariés ultraminoritaires de l’assurance maladie (au sens large…) ?
On en reparlera
Thierry COTE(Quote) (Reply)
Hallucinant de voir comment VOUS pensez détenir la vérité, surtout en matière économique, terrain glissant surtout depuis la crise de 2008 (http://auxinfosdunain.blogspot.com/ , http://www.europe2020.org/ , http://blog.mondediplo.net/La-pompe-a-phynance , http://www.labreche.ch/dossier/economie.html ).
Le conflit d’intérêt se banalise effroyablement (http://www.challenges.fr/actualites/entreprises/20100629.CHA5500/les_principales_reactions_a_laffaire_woerthbettencourt.html ), vous vous en faites le défenseur et c’est d’autant plus grave que cela touche le secteur ô combien critique de la santé.
Votre argumentaire est un salmigondis de considérations pseudo -economistes (relisez http://ultraliberalisme.online.fr/CAHIER13.pdf pour vous faire une idée de ce qu’est devenu le LIBERALISME, terme galvaudé et utilisé à tords et à travers ), matinées d’un brin de philosophie paternaliste de mauvais gout.
Les professionnels de la santé souhaitent conserver leur indépendance, il existe d’autre moyen pour le leur assurer que le recours aux financiers : PARLEZ NOUS DES COOPS.
Tots aki(Quote) (Reply)
4 – Effectivement, les banques ne font pas de l’assurance santé pour le plaisir d’investir dans les labos (à la limite, c’est le contraire… et dommage, c’est illégal !)
Je reste persuadé que ce modèle ne tiendra pas avec une baisse programmée du prix du B. Il est encore un peu tot mais le déremboursement progressif de la biologie médicale sera bientot une réalité. Ne serait ce que pour « redonner confiance aux investisseurs ».
6- D’accord avec le point 6. Novescia n’est heureusement pas le seul modèle.
« La bulle existe dans tous les secteurs atomisés en phase d’acquisitions de parts de marché ». Ces phrases génériques ne signifient rien pour nous. A 30 ans, après 10 d’étude, devenir les larbins d’un groupe financier promis à la bancassurance, ne nous fait pas rêver.
Tous les biologistes sont invités à monter à la moitié du capital de leur SEL régionale ? A condition qu’ils apportent leur labo ou est ce une offre également valable pour les jeunes entrants (qui n’ont rien d’autre que leur diplome, par définition?) Vous êtes devenus « actionnaire » du réseau car il y a 20 ans, vous avez pu créer ou reprendre un laboratoire. Nous n’aurons pas cette chance. Le statut TNS ultra minoritaire à un millionième de part est proprement scandaleux.
Que Novescia mène une vraie politique d’intégration des jeunes biologistes et on en reparlera.
Cassys(Quote) (Reply)
Cassys, vous répondez à deux remarques faites à l’attention de Cyril, dont le texte a malencontreusement été écrasé.
Les banques investissent dans les cliniques, l’industrie pharmaceutique, la biotech, elles sont dans des fonds qui investissent partout. Mieux vaut les surveiller que de mettre des barrières de papier.
Le déremboursement massif de la biologie est un fantasme, rien ne vient le documenter, en tout cas ni plus ni moins que le risque d’une politique ultra libérale qui consisterait à dérembourser massivement l’ensemble des actes médicaux et para-medicaux, laisser les français désarmés face aux assurances pour le risque maladie etc…Cette politique, proposée par Alain Minc, n’est pas pour demain, elle ferait s’écrouler le pacte social et la République avec. Même NS a compris cela.
Pour apporter/vendre un labo, il faut l’avoir payé, à coups d’emprunts vertigineux qui impliquaient une rémunération du travail très juste et des cotisations retraites à minima…et ce pendant des années…
Sans possibilité de sortie par vente/apport, notre situation serait pire que la votre. On fera votre bilan dans 20 ans. Rien n’est tout blanc ou tout noir, vous manquez de réalisme.
Sur l’intégration des jeunes dans un modèle d’entreprise de santé tournée sur l’avenir et l’épanouissement, ok on en reparlera, c’est ma raison d’être.
Thierry COTE
Thierry COTE(Quote) (Reply)
Oups…
J’étais passé à côté de cette phrase…
Non décidément, de toutes je crois que c’est celle là la meilleure!
Cyril(Quote) (Reply)
Non, en fait c’est de ma faute.
J’ai « malencontreusement » rippé sur le bouton « indésirable ».
Toutes mes excuses….
Ouf, ca me rassure!
Moi qui croyais que la raison d’être des financiers était de détourner les honoraires des jeunes praticiens au profit de 2 – 3 incapables dont le seul mérite est de posséder la majorité des parts ou actions de l’outil de travail de notre profession…
Décidément, on en apprend tous les jours
Cyril(Quote) (Reply)
M. Coté, je vous cite :
A l’époque, certes les taux d’intérêt étaient plus élevés mais je crois savoir que l’inflation permettait largement de compenser et l’emprunt était alors très vite remboursé. On vivotait peut etre au début mais passé quelques années, on vivait très très correctement. De quoi mettre un peu d’argent de coté pour ses vieux jours (revoyez à toute fin utile le palmares des rémunérations des professions médicales pour vous en convaincre). Notre génération paye l’immobilier trois fois plus cher qu’il y a 20 ans, l’outil de travail 200% du chiffre d’affaire, en s’endettant jusqu’à 60 ans. A défaut de nous prendre pour des idiots, ayez au moins la décence de ne pas nous faire pleurer sur votre sort.
Je crois cette génération au contraire de plus en plus réaliste. Quant à notre bilan dans 20 ans : j’ai bien peur qu’il passe par une reconversion massive.
Votre raison d’être ? Vous mettez donc un point d’honneur à faire bosser les jeunes biologistes dans des centres de prélèvement, dans lesquels le DES de biologiste ne sert quasiment plus à rien? à les rendre responsable d’une logistique défaillante pour faire marcher un système dont ils n’ont pas voulu? Le temps que nous allons « gagner » en gestion, nous allons le perdre en traçabilité, en gestion des urgences, des pertes de tube, des pannes informatiques dont le retentissement dépassera la simple panne de labo de ville et j’en passe…
Il est plus facile d’être à votre place de « communiquant ». Quoique le défi est de taille et vos arguments ne tiennent pas la route pour le moment. Le modèle Novescia n’a aucune valeur ajoutée pour moi, d’un point de vue strictement professionnel. Votre seule force de conviction, c’est une sortie en cash -mais par la petite porte- aux biologistes actuellement propriétaires.
Cassys(Quote) (Reply)
L’inflation, à prix du B quasi constant, ne faisait que réduire nos marges par augmentation mécanique des prix des fournitures et charges.
Passé les quelques années, comme vous dites, il fallait encore emprunter pour grossir. Chaque génération a eu son marché de dupe : la mienne était de rembourser 7 ans et d’être tranquille, cela n’a pas été le cas mais heureusement que je me suis ré endetté pour grandir car sinon, seul dans mon premier labo, je serais cuit…et ça: ce n’était pas écrit au début de mes études….
Je n’arrive pas à comprendre les raisons qui font que vous n’acceptez pas que le monde change y compris dans la durée d’un cursus universitaire, alors que nous, plus anciens , nous l’avons parfaitement intégré.
Quand au quotidien du biologiste….là vous manquez de maturité car les petits tracas de la vie quotidienne d’un biologiste hors raisonnement médical passionnant, ce n’est pas nouveau, je les connais depuis mes débuts, cela devient envahissant pour tout le monde, et si la médicalisation « Ballereau » donne une chance d’en sortir par le haut, il faut la lui (nous) donner.
Mais, bien sûr, cela suppose un changement de mentalité, et, surtout, un changement de structures.
La vrai question est de savoir si l’avenir de la santé, au sens « bien public » du terme passe par l’individu ou par les structures….en tout cas c’est la seule qui vaille à mes yeux, et depuis très longtemps…
Thierry COTE(Quote) (Reply)
Pourquoi n’acceptons nous pas de devenir les esclaves de structures financières au lieu de vouloir agir comme des professionnels de santé?
Pourquoi défendons nous notre indépendance médicale ?
Ou bien pourquoi vouloir se battre pour garder un modèle médical centré sur le patient et non sur le profit des actionnaires?
Peut être parce que nous souhaitons tout simplement pratiquer notre exercice comme des professionnels médicaux à part entière, avec toutes les responsabilités et l’engagement personnel et professionnel que cela implique, et non comme de simples prêtes noms à la disposition de « structures » financières dont le seul objectif est de détourner l’argent de la solidarité nationale en clamant (comme dans le dernier post) agir pour le « bien public ».
C’est bien le problème, oui…
Il passe probablement par le maintien de l’indépendance médicale, dont la libre possession de son propre outil de travail fait partie (pour plus de « détails » je vous invite à lire ou à relire les conclusions de l’Avocat Général de la CJUE…), dans le cadre d’une organisation modernisée que nous avons toujours défendu si l’intérêt reste celui du patient et non celui d’une poignée de vautours.
Le « modèle » que vous cherchez à imposer aux Français en est l’antithèse complète!
Vous parlez de « bien public » alors que vous cherchez à transformer la santé en « bien personnel ».
Ce que vous cherchez à protéger est uniquement l’avenir de vos « structures » pour le bien de 2-3 « individus ». Certainement pas l’avenir de la santé !
Là, je crois que ça se passe de commentaire…
Cyril(Quote) (Reply)
bonjour, et bravos aux jeunes biologistes.!!!Ayant crée 2 laboratoires, je pense qu’en effet, nous avons eu la possibilité de rembourser rapidement et de vivre correctement.Certes, il y a depuis quelques années,
un acharnement contre la profession qui ne nous facilite pas la tache.Aujourd’hui, 2 possibilités s’offrent
à nous..vendre au plus offrant, car meme si nous n’avons pas atteint l’age de la retraite, nous réussiront
à vivre correctement..ou bien continuer et résister..et pitié !!arrétons de parler de » médicalisation » de la
biologie!! il y a bien longtemps que la biologie est médicalisée et je ne vais pas vous raconter les diagnostics
que nous avons pu faire en dialoguant avec le patient ET le médecin!!!et si le patient devient « un prélèvement »
ce sont des diagnostics que nous ne ferons plus!!!!
Il y a un monsieur respectable qui dit et écrit depuis longtemps exactement ce que je pense, je veux parler
de Monsieur Claude COHEN.Encore bravo aux jeunes.C’est vrai, qu’en général, il est plus facile de céder que
de résister..c’est la raison qui poussent des biologistes en fin de carrière, ayant rempli des pages pour le
GBEA, sans en voir l’utilité, trouvant hallucinant, les papiers inutiles qu’il faut remplir pour l’accréditation..
craquent..car ce qu’ils aimaient, justement c’est faire avancer un diagnostic..avec LE MEDECIN!!Et on ce n’est
pas un « changement » que l’on demande aux biologistes d’accepter, c’est une disparition, et une industrialisation!!
hélène(Quote) (Reply)
Bonjour,
Je réagis à la remarque de Cyril qui me parait simplifier un peu trop la problématique.
Le fait est que le coût du système de santé actuel est non supportable à la collectivité.
Le seul moyen de baisser ces coûts est de réorganiser la biologie (les autres acteurs de la santé auront aussi leurs réformes) afin qu’elle soit plus efficiente.
C’est à dire moins cher et au moins tout aussi efficace.
Je suis biologiste depuis 10 ans et je peux vous dire qu’il y a clairement des laboratoires qui ne devraient pas fonctionner.
Soit que leur taille ne permet pas les investissements nécessaires à une biologe de qualité. Soit que les biologistes préfèrent augmenter leurs revenus en bloquant les investissements.
Donc oui à une biologie mieux structurée avec des structures organisées, avec des compétences mutiples.
Si des fonds permettent de financer cette restructuration, cela ne me choque pas.
Sortez des images d’épinal: les méchants capitalistes qui profitent du labeur des autres permettent souvent à des entreprises de qualité de relever les défis de demain.
Fabrice(Quote) (Reply)
Bonsoir Fabrice,
nous sommes effectivement d’accord sur le fait que la réorganisation de la biologie était indispensable.
Ce n’est pas le problème.
Mais je ne suis pas d’accord avec vous lorsque vous dites que la financiarisation de la biologie est la solution pour notre système de santé, et je rejoins l’avis de Géraldine sur ce point.
Il existe un autre modèle.
Celui d’un équilibre entre indépendance professionnelle nécessaire et apports canalisés et contrôlés de capitaux extérieurs, où le praticien reste maitre de son outils de travail gardant ainsi son indépendance médicale, associé à un possible apport financier ne remettant pas en cause ce fragile équilibre.
C’est pour cette raison que la parution des décrets d’application de l’alinéa 2 de l’article 5-1 de la loi de 1990 est aujourd’hui indispensable.
Nous retournerions alors dans un délai de 2 ans à un modèle où des investisseurs non professionnels pourraient participer à hauteur maximale de 49% du capital des SEL de biologie par différents moyens (notamment via le 1° de l’article 5).
Participer au financement de la modernisation de la biologie française. Oui.
En prendre le contrôle et placer les praticiens de biologie sous l’influence d’investisseurs non médicaux, non ce n’est certainement pas la solution.
Je ne crois pas qu’il s’agisse d’une image d’Épinal, juste d’une douloureuse nécessité.
Cyril(Quote) (Reply)
Bonsoir,
Pour illustrer le propos, prenons un exemple.
Nous avons pour habitude de comparer le cout de la biologie médicale française à celle de l’Allemagne, modèle financier et industriel vers lequel le France risque de tendre à moyen terme. Hormis la malhonneteté intellectuelle de comparer 2 modèles qui sont incomparables (pas de prélèvement, pas de post analytique, pas d’accréditation obligatoire en Allemagne), il est affirmé partout que le cout global et exclusivement analytique de la biologie médicale allemande est 2 à 5 fois moins cher qu’en France. Ceci est faux, pour le prix du pré + analytique + post analytique français, vous n’avez que l’analytique allemand. Tous les rapports accablant le modèle français repose donc sur du vent, voire sur une manipulation avérée.
Il n’est pas question d’images d’Epinal mais de réalité : depuis quand financiariser un modèle permet de faire des économies, depuis quand voir partir les remboursements collectivisés de la sécurité sociale pour alimenter des fonds d’investissement étranger sera il salutaire à l’équilibre des recettes???
Il ne faut pas tout confondre : la qualité, parfois clairement insuffisante nous sommes d’accord, l’investissement bloqué (rien ne permet de dire que les financiers ne le bloqueront pas non plus) et la mutation attendue pour un modèle qui globalement a prouvé qu’il fonctionnait.
Accréditons, restructurons nous entre professionnels : nous le pouvons et le devons. Mais à taille humaine et en conservant notre indépendance et notre gouvernance.
Je ne pense pas que nous ayons besoin d’une aide extérieure pour cela.
Geraldine(Quote) (Reply)
Mr Cote, quelles sont les rémunérations que vous proposez chez Novescia ? évoluent elles ? quand je vois certains biologistes à plus de 1M / an de rémunération (grâce à leur nombreuses participations), j’ai plutôt envie de leur ressembler et non pas de rester un simple salarié.
tartuffe(Quote) (Reply)
Bonjour,
Plus âgé, je suis par nature plus modéré, même si je ne partage pas l’analyse de Fabrice car s’il est absolument nécessaire de se regrouper, toute la substantifique moelle, est dans les modalités, et force est de constater que la libération du carcan de la loi de 1975, va entraîner une perte d’autonomie financière et médicale énorme sinon totale des biologistes.
Je crois que nous devrions laisser à notre confrère M. Cote, la possibilité sur ce forum de développer le projet qu’il a, avec les Directions nationale et régionales de Novescia d’intégration des jeunes, au capital des futures structures régionales et ceci sans sans à priori aucun, ni procès d’intention.
– période d’évaluation des capacités (normale)
– période d’intégration (leur sera t’ il proposé des parts, à quel prix,, au bout de combien de temps, les intérêts seront ils déductibles ?)
– période de maturité (pour les futurs quadra)
auront ils leur mot à dire dans les grandes orientations, quelle sera leur autonomie financière, quelle sera leur autonomie médicale (leur diagnostic sera t’ il prépondérant, s’il y a divergence, la majorité actuelle qu’ont les biologistes par rapport au financiers (49/51) est t’ elle verrouillée et comment ? jusqu’à quand ? un biologiste qui vend pourra t’ il vendre aux financiers, déséquilibrant l’ensemble ? en cas de conflit auront t’ il un recours devant leur ordre professionnel ?
– période de vente des parts : existera t ‘il une clause de vente solidaire, existe t ‘il plusieurs rangs d’actionnaires avec des droits différents, le danger existera t’ il que les parts financières soient vendus à un autre groupe, avec des prix très différents (exemple d »Unilabs vente des parts de la famille suisse dominante à un prix très différent lors de la cession de celles des minoritaires) avec une politique complètement différente etc.?
Que de question concrètes qui devraient intéresser les jeunes biologistes.
A vous lire en toute cordialité
PSA libre(Quote) (Reply)
Mr Cote, vous avez la parole.
Cyril(Quote) (Reply)
ne vous leurrez pas chere PSA libre. il va de soi, que le but de l’opération est l’aliénation des jeunes biologistes. Réduisons leurs revenus, ce qui crée la dépendance et proposons leur des pseudo incitations, c’est à dire, des prises de participations minoritaires (au niveau de la holding de tête), sans aucun contrôle sur leur outil de travail. Rajoutons à cela des groupements d’achat inféodés ou des fournisseurs obligatoires pour la chaîne de labo, qui engraisseront un peu plus les actionnaires (évidemment ces groupements ou fournisseurs sont des structures ad-hoc, indépendantes dont les biologistes ne seront pas actionnaires). Pour faire bref, vous aurez une structure de pompage des cash flows optimisée, agréée, certifiée conforme.
Pour changer de sujet; j’aimerais aussi attirer votre attention sur les équivalences de diplômes proposées à des non biologistes qui auront pu illégalement travailler dans des labo comme « metteur au point de techniques, chef technicien…etc », elles seront légions et anéantiront à jamais notre profession.
Qui pourrait nous en dire davantage ?
tartuffe(Quote) (Reply)
Bonjour,
Après un petit pont (espagnol, évidemment !!) je prend connaissance des sujets passionants détaillés par PSA libre auxquels j’apporterais volontiers ma contribution.
J’attend pour le faire une réponse à ce mail adressé au SNJB en référence à des propos de Cyril du 6 juillet qui m’ont heurté et l’attente d’une réponse qui n’ a pas été publiée.
Vous connaissez le dicton :chat échaudé……
le mail :
« Bonjour,
Dans le débat de bonne tenue qui a suivi votre article sur Novescia, Cyril a employé des termes assez limites sur le détournement de fonds publics, les vautours etc…
Sortie assez paradoxale avec la suite où il admet comme recevable le modèle 51/49, ce qui constitue un progrès et laisse penser que les routes des jeunes biologistes et des investisseurs éthiques finiront bien par se croiser.
Pour autant, la saillie précédente comportait des mots trop forts dans la sérénité de ce débat, je l’ai soulevé dans un post qui n’est pas sorti..
Oubli ou censure ?, j’aimerais savoir car si censure, je ne tiens plus à avoir le moindre contact avec vous
Merci »
Thierry COTE(Quote) (Reply)
Susceptible avec ça…
Mais comment ai-je pu tenir de tels propos…
En fait ça fait maintenant de nombreux mois que nous demandons la sortie du décret d’application du 5-1.
Il faut suivre…
Mais apparemment vous n’y êtes pas opposé?
J’attends donc avec impatience un communiqué commun demandant la suppression de l’alinéa 1!
Sinon, je suis soulagé d’apprendre que vous n’attendiez qu’une réponse de notre part pour réagir aux propos de PSA libre.
J’ai cru un instant qu’il n’y avait aucune politique d’intégration des jeunes dans votre structure…
Mais je suis ouvert et prêt à changer d’avis si vous arrivez à nous convaincre.
La balle est donc maintenant dans votre camp.
Dernière chose.
Pour quelqu’un de « censuré » je trouve que vous vous exprimez beaucoup…
Cyril(Quote) (Reply)
Bonsoir,
Vous faites référence à un message que vous auriez laissé et qui n’est pas apparu dans la file des commentaires. Cela arrive parfois avec le plugin Akismet, qui gère automatiquement les messages indésirables, très fréquents sur tout blog à fort trafic.
Vous semblez avoir été sa cible à tort.
Enfin, un dernier détail, mais qui peut avoir son importance, ce n’est pas le SNJB, mais le SJBM (‘M’ comme médical, facile à mémoriser
)
Geraldine(Quote) (Reply)
Re
Ok pour l’erreur de plug in, je prend. J’y crois d’autant plus que j’aime bien le climat de ce blog, malgré les approximations de Cyril. J’avais les mêmes en bien pire à une époque….déja lointaine.
Je n’ai pas gardé copie de mon poste, donc on oublie.
Juste très rapidement pour Cyril :
1- Le montant des actes médicaux et techniques payés par les assurés sociaux est censé couvrir les frais des actes et permettre à celui qui les fait d’en vivre convenablement, ainsi que ses collaborateurs lorsqu’il en a besoin. Tout dérapage vis à vis de ce principe peut être considéré comme un détournement, y compris le surrevenu. Il faut être prudent , Il n’est pas juste de crier au détournement d’honoraires ou de fonds publics pour des cliniques ou des opérateurs de labos ou de radios qui cherchent à structurer une dépense, sans prendre la peine de balayer le champs du soutien public artificiel à l’industrie pharmaceutique ou le laxisme sur les rentes de situation dans les services sanitaires publics.
2- Vous établissez un lien entre la proposition 51/49 et l’article 5.1. Je n’en vois pas. La proposition d’ouverture du capital de toutes les structures libérales, y compris de santé, à 49% extérieur maximal est ancienne, elle était idéale si la balle avait été prise au bond il y a de nombreuses années. Ce ne fut pas le cas, c’est trop tard, l’intégration a fait depuis son chemin, à cause de l’ absence d’anticipation de ce que pouvait être une subsidiarité de consensus.
Quand à la fermeture du 5.1 à la biologie, elle aurait pour conséquences de remettre la France devant la CJUE pour entrave, l’Avocat Général a été très clair sur ce point. C’est pourquoi nous défendons l’idée de sortir par l’autre bout en réfléchissant sur une définition large, éthique et européenne de ce que doit être un « professionnel de santé », qui, en biologie, peut être personne physique biologiste, mais pas que..
Il faut admettre qu’on ne revient pas en arrière sur tout en Europe.
3- Ok pas de censure, liberté de débat, je suis tombé dedans tout petit…
Il est tard, PSA libre (dont j’aimerais bien connaitre le nom car nous sommes de la même génération..) aura ses réponses demain. A son âge il doit dormir à cette heure, je vais en faire autant.
Bonsoir
Thierry COTE(Quote) (Reply)
Dans ce cas, je vous invite à relire (ou lire?) la loi de 1990!
L’esprit de l’article 6 peut effectivement être détourné via le 1° de l’article 5 par le même principe que vous utilisez pour racheter des laboratoires français.
C’est à dire passer par une personne morale exerçant la biologie dans un autre pays et donc non soumis à la loi de 90.
Art5
« Plus de la moitié du capital social et des droits de vote doit être détenue, directement ou par l’intermédiaire des sociétés mentionnées au 4° ci-dessous, par des professionnels en exercice au sein de la société.
Sous réserve de l’application des dispositions de l’article 6, le complément peut être détenu par :
1° Des personnes physiques ou morales exerçant la ou les professions constituant l’objet social de la société ; [...] »
Et article 6, il est spécifié:
[...] Toutefois, pour celles de ces sociétés ayant pour objet l’exercice d’une profession de santé, la part du capital pouvant être détenue par toute personne physique ou morale ne peut dépasser le quart de celui-ci.
Ce qui veut dire que la participation directe de « toute personne physique ou morale » (1/3 non professionnels) serait effectivement limitée à 25%.
Ce qui n’est pas le cas si cette même personne passe par le biais d’une personne morale exerçant la biologie en Espagne par exemple…
Dans ce cas, elle tombe sous le coup du 1° du 5 (1/3 professionnel – participation indirecte).
Donc après la parution des décrets de l’alinéa 2, nous retournerions (retournerons…) dans une situation 51/49.
Sinon, « accessoirement » il y a les SELCA…
Et c’est moi qui doit apprendre ça à un financier…
En fait, il dit exactement l’inverse…
Vous pouvez d’ailleurs lire son rapport sur notre blog que vous avez l’air d’apprécier
Et c’est vous qui parlez d’approximation?
Bravo…
Manifestement, vous ne les avez pas perdu…
Cyril(Quote) (Reply)
Mr Cote, dernière chance pour répondre à PSA libre.
Et cette fois si vous repartez dans vos contre vérités et messages de propagande, vous serez définitivement « censuré ».
Ca vous donnera l’occasion de vous plaindre…
Cyril(Quote) (Reply)
je reviens à la charge, mais combien peut espérer gagner un biologiste après 7 a 10ans chez Novescia , c’est à dire après
le temps d’un remboursement ?
tartuffe(Quote) (Reply)
Avec un peu de retard, je publie la réponse que Thierry Coté nous a fait parvenir, en réponse à la question de PSA libre.
Pour la suite de la discussion, je me permets de rappeler que le blog du SJBM n’a pas pour vocation de devenir la tribune de Novescia, que l’objet de cet article est d’ouvrir un espace de discussion cordial, sans jugement personnel, entre les jeunes biologistes et cet acteur.
Tout commentaire qui ne respectera pas cette charte sera modéré.
Merci.
Geraldine(Quote) (Reply)
Merci pour PSA libre….et tant pis pour le reste qui n’était pas très important.
A disposition de tous en mail privé pour aller plus loin
Cependant, je vous demande de bien vouloir me faire crédit qu’il existe une possibilité pour que Cyril, volontairement ou non, se soit trompé sur l’analyse du 5.1 par l’Avocat Général et que cela mérite un vrai débat contradictoire hors Novescia.
Thierry COTE
Thierry COTE(Quote) (Reply)
Non, Cyril ne s’est pas trompé dans son interprétation des conclusions de Me Mengozzi.
L’avocat général a en fait été saisi sur l’incohérence entre la défense de la législation française sur la limitation à 25% et le fait qu’un certain nombre de société de LBM établi en France se serait structuré de manière à avoir accès à des capitaux extérieurs au delà des 25% (Unilabs et Biomnis sont cités). Ceci aurait été rendu possible grâce à la mise en oeuvre d’un mécanisme de dissociation entre les droits de vote et les droits financiers. Ainsi, la France n’aurait pas assuré le respect d’un principe qu’elle prétend être fondamental aux fins de garantir l’indépendance des biologistes. Or, Me Mengozzi admet que la France s’est trouvée dans l’obligation de respecter ses engagements, « une discrimination a contrario » vis à vis des principes (liberté d’établissement, liberté de prestation de service) de l’Union pour ces opérateurs installés en Espagne ou en Irlande, pays dans lesquels il n’existe pas de limitations applicables à la participation au capital de LBM.
Quant à imaginer la même chose en France (ce qui simplifierait grandement la vie de Novescia) la République française a déclaré que cette mesure ne serait pas suffisante à garantir la réalisation de l’objectif poursuivi, en matière de garantie sur le plan sanitaire. « Selon elle, il conviendrait en effet de ne pas sous estimer la pression que peuvent exercer les tiers détenteurs de la majorité du capital sur les biologistes exerçant leur activité au sein des laboratoires et dont l’indépendance serait menacée nonobstant la majorité des droits de vote qui leur serait reconnu ». Sans compter que ce mécanisme n’est possible que dans certains types de société (les SEL en commandité par action, représentant 4% de la totalité des sociétés exploitant des LBM en France), ce qui limite la pertinence de comparer ce mécanisme au principe de limitation des 25%.
L’avocat général a en outre reconnu au point 194 qu’il était tout à fait envisageable que le capital de la société, lorsqu’elle est constituée dans des Etats membres dans lesquels il n’existe pas de restrictions du type de celles instaurées en France, finisse par passer, éventuellement dans sa totalité, entre les mains de non biologsites, simples investisseurs financiers (donc dans des pays pour lesquels l’organisation de la biologie médicale est différente, ayant reconnu à maintes reprises dans ses conclusions la spécificité française de son exercice).
Le point 199 indique que la règle des 25% n’est donc absolument pas remise en cause, sans que la Commission n’apporte aucune contestation sur ce point. Sa conclusion finale est d’ailleurs sans appel sur ce point.
Quant à faire adopter à la France une loi visant à autoriser ce mécanisme de dissociation pour tous les types d’entreprise (autre que SELCA), permettant de préserver la liberté décisionnelle des biologistes avec une incidence bien moindre sur la liberté d’établissement, la République Française a précisé qu’une solution de ce type ne pourrait pas être considérée comme appropriée, dans la mesure où l’on ne doit pas sous estimer la pression financière exercée par les détenteurs du capital social, nonobstant le fait même que la majorité des droits de vote serait éventuellement réservée aux biologistes. Au point 220-221-223-224, il poursuit : « en effet, il ne faut pas sous estimer le fait que les décisions liées à l’investissement ou au désinvestissement financier de la part des associés minoritaires pourraient influer sur les décisions des organes de la société, même si ceux ci constituent l’expression de la majorité. Le seul fait que le capital soit détenu à plus de 25% pourrait entrainer en lui même une pression financière, et ce indépendamment des droits de vote qui y sont attachés. Le mécanisme de dissociation entre la participation finanicère et les droits sociaux pourrait effectivement ne pas s’avérer aussi efficace en vue de la réalisation de l’objectif poursuivi. Le choix opéré par la République française ayant permis une ouverture limitée à 25% aux capitaux extérieurs peut donc être considérée comme proportionné et la mesure la moins restrictive qui pouvait être adoptée. »
Quant aux personnes interdites de participation (point 177) évoquée par la partie requérante, l’avocat général a considéré que ces interdictions pouvaient être considérées comme appropriées à des situations dans lesquelles il s’agit d’éviter simplement qu’un autre intéret (dont il n’est pas nécessaire d’apporter la preuve dans la mesure où il est objectivement lié aux caractéristiques personnelles même de l’apporteur potentiel de capital social) puisse orienter de manière anormale l’activité de la société.
Vous disiez dans un précédent commentaire que « le concept de bancassurance était justement de ceux qui font que les interdits d’aujourd’hui ne tiendront pas longtemps ».
Les activités de bancassurance ne me semblent pas rentrer dans un cadre légal. L’avocat général vient de confirmer l’intérêt de la législation française.
En conclusion, l’exclusion du 5.1 pour les professions de santé parait tout à fait envisageable, voire même cohérente avec les conclusions de Me Mengozzi, car il permettrait d’accroitre la cohérence de la législation française visant à préserver l’indépendance professionnelle -réelle- des praticiens et de protéger les activités de soin d’une politique d’influence et de rendement.
Geraldine(Quote) (Reply)
Si vous acceptez ce débat, permettez alors, à titre tout à fait personnel, et au vu de mon expérience qui ne date pas de Novescia, de donner quelques pistes de réflexion autres.
En réalité, nous sommes d’accord sur de nombreux points à propos de la pression financière que pourraient exercer des actionnaires non professionnels, non pas strictement au sens « biologistes » mais à un sens plus large de « professionnels de la biologie », c’est à dire reconnus dans de nombreux pays comme susceptibles de permettre au praticien de respecter les règles de santé publique.
L’AG chemine sur deux parallèles : l’une en relation avec les moyens de résister aux investisseurs non éthiques et l’autre avec la situation de la qualité de « professionnels de la biologie » reconnue dans un sens plus large dans de nombreux pays de la CEE. Ces parallèles, par nature, ne se rejoignent pas , pire, elles peuvent aboutir à des moyens en apparence contradictoires sans pourtant jamais se croiser, c’est à dire en vivant indépendamment l’une de l’autre
C’est le sens que je donne au point 196 que vous ne citez pas , et qui, éclaire d’une autre jour le point 194 décrivant les effets du 5.1:
« si l’on admet que l’activité du biologiste peut être accomplie aussi sous forme d’une société, quelle que soit cette dernière (personnes, capitaux), il est tout à fait envisageable que le capital de la société, lorsqu’elle est constituée dans des Etats membres dans lesquels n’existent pas restrictions du type de celles instaurées en France, finisse par passer, éventuellement, dans sa totalité, entre les mains de non biologistes, simples investisseurs financiers » (point 194)
« Toutefois, à bien y regarder, il s’agit de situations dans lesquelles une autre attitude de la part de l’Etat membre défendeur aurait pu constituer une discrimination et, en tout cas, une violation des libertés fondamentales prévues par le traité, en particulier la liberté d’établissement et la liberté de prestation de services » (point 196)
Pour moi, clairement, il s’agit d’une mise en garde adressée à la France qui, si elle décidait que la biologie médicale ne pouvait plus bénéficier des dispositions de l’article 5.1, s’exposerait à de nouvelles poursuites devant la Cour Européenne, d’autant que, depuis l’ajout de l’article, par une Loi MURCEF de 2001, aucun gouvernement n’a jugé utile d’apporter cette restriction.
C’est à partir de ce genre de constat que les lignes bougent entre subsidiarité et intégration et notre capacité d’adaptation doit être maximale. C’est à cela que servent les syndicats..
Je ne prétend pas avoir raison, la Cour nous le dira, mais je suis curieux de connaître votre lecture du 196.
Dernier point, je suis demain en congé…., la grande méchante pression financière a été inventée par des biologistes qui rachetaient des labos avec des confrères prete noms qui étaient tenus à un taux de rentabilité diabolique, incompatible avec l’AQ….c’était il n’y a pas si longtemps…et beaucoup plus fréquent que vous ne pouvez l’imaginer.
Thierry COTE
Thierry COTE(Quote) (Reply)
Concernant le point 196, je l’ai cité indirectement dans mon précédent commentaire.
« Me Mengozzi admet que la France s’est trouvée dans l’obligation de respecter ses engagements, « une discrimination a contrario » vis à vis des principes (liberté d’établissement, liberté de prestation de service) de l’Union pour ces opérateurs installés en Espagne ou en Irlande, pays dans lesquels il n’existe pas de limitations applicables à la participation au capital de LBM »
Point 196/197
La République française, qui a considéré que ces sociétés étaient dotés des qualifications nécessaires de biologistes, leur a accordé l’autorisation d’exploiter des LBM sur son territoire car une autre attitude de la part de la France aurait pu constituer (et c’est du conditionnel…) une discrimination, et, en tout cas, une violation des libertés fondamentales prévues par le traité, en particulier la liberté d’établissement et la liberté de prestation des services.
La situation de Novescia est bien différente puisque son siège est en France (mais qu’elle se sert de LBM en Espagne….)
Concernant la loi MURCEF 2001, des décrets en Conseil d’État pourront prévoir, compte tenu des nécessités propres à chaque profession autre que les professions juridiques et judiciaires, que le premier alinéa ne s’applique pas lorsque cette dérogation serait de nature à porter atteinte à l’exercice de la profession concernée, au respect de l’indépendance de ses membres ou de ses règles déontologiques propres.
Oserais je dire justement parce que l’indépendance des praticiens n’était jusqu’à présent pas menacé…. L’expansion de ces « nouveaux acteurs de la biologie médicale » pourrait changer la donne.
Je n’en doute pas un instant. Je ne fais d’ailleurs personnellement aucune distinction entre les financiers et les biologistes financiers.
Geraldine(Quote) (Reply)
On va en terminer là , si vous voulez bien, mais je ne peux que constater:
1- nous n’avons pas la même lecture sur la sémantique « aurait pu constituer » : aux juristes de trancher
2- entre le 5.1 et le fait que Novescia soit français , aucun rapport, cette phrase est dénuée de sens
3- croire que la période 2001-2010 était rose pour l’indépendance des biologistes intégrés
à des réseaux, et qu’elle est brusquement et récemment devenue noire…..: très grave erreur.
La vraie question n’est pas de se déchirer sur le fait de savoir si la pénétration des investisseurs est bien ou mal, on perd son temps, car elle est inéluctable, les techniques sont nombreuses, rien ne pourra l’empêcher (5.1 etc…) il faut s’y adapter sauf si on refuse l’Europe, et donc la Paix.
Vous avez le droit de censurer ce commentaire, dans ce cas je vous renvois à la biographie de Michel SIMON, l’acteur , dans libé de ce jour.
Cordialement
Thierry COTE
Thierry COTE(Quote) (Reply)
Je vous sens un peu « agressif » sur ce dernier message. Bientot les vacances heureusement…
Nous allons nous arrêter la, mais l’objectif n’est pas d’avoir le dernier mot
Biomnis est irlandais, Unilabs suisse, l’avocat général a axé son argumentaire autour de ces faits pour justifier du traitement particulier du cas de ces LBM européens par la France sur son territoire. C’était le sens de ma phrase.
Je n’ai pas non plus dit que la période 2001-2010 était rose pour l’indépendance des biologistes, en 2001, j’étais loin d’être sur le terrain pour le constater. Seulement, il me semble que l’exercice unipersonnel ou à 2 ou 3 associés était largement majoritaire, contrairement à la réalité de post 2010. C’est donc le moment ou jamais de prendre une position juste et protectrice, la balle est maintenant dans le camp du gouvernement…
Geraldine(Quote) (Reply)
sans entrer à nouveau dans les détails, la biologie ne rentre pas dans la disposition européenne sur la prestation de service mais est à part entière une branche médicale, point barre. les titillages de labco, novescia, unilabs et autres montages ne tiennent pas la route en droit français qui est encore le seul à régir le droit médical me semble t il.
tartuffe(Quote) (Reply)
Ressurgi de nulle part, me revoilà, PSA libre, qui souhaite apporter la contradiction :
M. Coté a dit :
Utopique, et anti « paix » nous dit en gros M. Coté, l’adoption d’une 5.1 qui nous serait favorable, principal point d’achoppement, mais il y en a d’autres, serait « anti-européen », mais de quelle Europe parlons nous ? d’une Europe qui dépossèderait, d’emblée les professions libérales de leur capital et de leur indépendance?
Serions nous obligés de mobiliser nos troupes aux frontières, si la 5.1 passait ? Serait ce là le prix à payer pour avoir la paix ?
Le problème est t’ il fondamentalement différent dans les autres pays européens, qui sont passés à l’ultra libéralisme ? Le combat est il définitivement perdu dans ces pays là ? Les patients sont ils définitivement
laissés pour compte avec l’instauration d’une médecine à deux vitesses, basée sur une participation de plus en plus importante des bancassurances, souvent cachés derrière de respectables mutuelles.
Faudrait il croire les bancassurances, qu’elles sont bien mieux capables, de gérer les régimes maladies,
et notamment les exonération à 100 %, que l’assurance maladie, qui serait un vieux machin bureaucratique, qui fuirait de tous les cotés ? Je pense en particulier à un essai de gestion, dans un département de la grande couronne.
Mais cette Europe qui n’a rien de pacifiste (1ère guerre en Irak, guerre en Yougoslavie, intégration aux troupes de l’Otan, guerre en Afghanistan, 2ième guerre en Irak sauf France, et guerre intérieur contre sa propre population, conséquence de la crise financière.) nous n’en voulons pas, c’est une Europe guerrière, antisociale, au plus beau temps, des croisades de Urbain II et de ses successeurs, pressurisant la population, avec l’usage de la dîme saladine.
Les jeunes du SJBM ont le droit de rêver d’une autre gouvernance, qui respecterait leur exercice professionnel; et si l’article 5.1 n’est pas leur seul champ de bataille, il en existera bien sur beaucoup d’autres et ils en sont bien persuadés. La France de part sa législation spécifique en constitue, sur ce sujet, l’épicentre et ce ne sera pas la première fois dans son histoire où elle irait à contrecourant.
Les jeunes biologistes ne sont pas de » joyeux utopistes huluberlus » qui agiraient en dehors du temps et de l’espace. Non, ils ont bien conscience que le regroupement et la restructuration sont nécessaires, ils veulent tout simplement, en fixer le cadre et les limites, et détestent l’idée que cela soit fait en exploitant la faiblesse humaine, d’une génération sénior, qui laisse globalement faire les financiers.
A partir de la, les choses sont toutes simples, on a le courage ou on le l’a pas, de mener ce combat, le noyau fondateur du SJBM l’ a de toute évidence, les jeunes non engagés encore ce jour, doivent renforcer le SJBM, en se syndiquant, en soutenant leurs actions, en se portant volontaire, région par région, pour entrer en « résistance ». Ainsi la représentativité et les moyens financiers du SJBM seront tout autres et le jeune syndicat pourra devenir demain l’interlocuteur majoritaire des pouvoirs publics.
S’ils ne le font pas, surtout qu’ils n’aillent pas râler après, contre ce qu’il leur arrive, c’est en ce moment que cela se passe.
L’histoire nous dira quels seront les vainqueurs. Ce sont souvent les jeunes qui deviennent les décideurs de demain, même s’ils ne le savent pas eux même, et n’ont pas beaucoup d’espoir !
PSA libre(Quote) (Reply)
J’étais peut être un peu fatigué en suggérant que ceux qui souhaitent le blocage du 5.1 portent le germe du retour de la guerre en Europe……ce n’est pas comme cela qu’il fallait comprendre ma phrase, merci de me croire sur parole sur ce coup….
Après 9 jours de repos…je souhaite simplement dire que la propriété de l’outil de travail « entreprise de santé » éparpillé entre les mains des seuls professionels appartient au passé, que sa rénovation est une des conditions pour renouveler le pacte social sur la prise en charge du risque maladie, que la volonté politique est insuffisante, et que les entreprises de santé elles mêmes peuvent devenir les acteurs majeurs de cette évolution.
La sémantique sur le libéralisme est pauvre en face de ces enjeux, et, les dissimuler aux yeux des jeunes, reste à mon humble avis une faute.
Quand à l’Europe, la Paix, et la question sociale, cher PSA libre, il faudrait un forum dédié…., à moins que nous nous retrouvions sur celui de Daniel Cohn Bendit….sait on jamais….
Je retourne dans ma pampa…bon été à tous
Thierry COTE(Quote) (Reply)
Il me semble que la BNP et le Credit agricole font partie du groupe d’investisseurs de Novescia.
Quel est votre sentiment Dr Cote, au sujet de :
http://www.zerohedge.com/article/guess-which-two-banks-just-used-430-million-fed-us-swap-lines-after-month-long-quiet-period
Il se susurre dans les milieux avertis que les deux grandes banques sont françaises (vous voyez de qui je parle?).
Les derniers bilans de nos deux « investisseurs financiers qui œuvrent pour une biologie de qualité, humaine et responsable » sont, selon certains experts, loin d’être satisfaisants.
Quelles garanties pouvez vous donner aux biologistes, dans cette période économique fortement troublée, que leurs futurs employeurs tiendront leur rang?
Quel est votre sentiment sur l’apport de Cobepa dans Novescia:
http://www.cobepa.be/dbfiles/mfile/201007/mfile0049.pdf
Aurons nous, nous aussi, biologistes, la chance de bénéficier de leur expertise dans le domaine des pare brises (entre autres) :
http://www.dieteren.com/splash/fr-be/investisseurs/rapportsannuels/archivesrapports/Files/xfbloc1/DIeteren_FR_Internet_Belron_15278aca-4113-462b-aca4-bdae98e5049c.pdf
Totsaki(Quote) (Reply)
Je cite le SJBM dans son présent article: « … sur un CA de 4 milliards d’euros en France et de 8 milliards dans toute l’Europe… ». Bon, alors selon le SJBM la France représenterait la moitié du « chiffre d’affaires » de la biologie en Europe?
Là, il doit y avoir un bug, non?
Alain Ramon(Quote) (Reply)
Nous parlons du CA de la biologie médicale PRIVEE qui en France est particulièrement élevé par rapport à la proportion public/privé des autres pays européens. Nos chiffres sont donc globalement justes. En France, l’activité se répartit entre 2/3 privé, 1/3 public, dans les autres pays, ce rapport est largement inversé. De plus, les actes de biologie médicale étant très bien remboursés en France, cela contribue à la « bonne santé du secteur » (en 2006, le CA total de la France = le CA total de l’Allemagne), ce qui naturellement accroit l’attractivité des fonds d’investissement pour ce secteur. Pas tous les jours qu’un nouveau marché économique garanti par la solidarité nationale s’ouvre !…..
SJBM(Quote) (Reply)
Merci pour votre réponse. Avec vos commentaires cela va mieux. Il faudrait ajouter que dans le périmètre Européen de ces chiffres (2007) figurent seulement 9 pays (FR, DE, UK, IT, ES, NL, CH, BE, PT). Sur ce même périmètre, la biologie médicale représente 26 milliards d’euros avec une proportion d’origine privée de 35%.
D’autre part, l’activité en France (public+privé) représente 6.9 milliards d’euros et 6.4 milliards en Allemagne. Mais en Allemagne, on compte 81.8 millions d’habitants et 65.5 millions en France avec des PIB respectifs de 2900 et 2100 milliards d’euros. Voilà des chiffres susceptibles de faire se rejoindre tous les porte-monnaies qu’ils soient publics ou privés et qui mériterait analyse, tout simplement économique.
Quelle est la vôtre?
Alain Ramon(Quote) (Reply)
Le commentaire de Tots aki est tout à fait pertinent. Il est impossible de comparer 2 systèmes aussi différents dans l’organisation de la biologie médicale. Au CA total de l’Allemagne échappe le cout de la phase pré-analytique, revenant aux cabinets des médecins effectuant les prélèvements en fin de consultation. Les médecins prennent également au passage une « commission » -souvent non négligeable- sur chaque analyse sous traitée qui ne rentre pas dans le CA communiqué par les LBM allemands. Malgré tout, une rapide comparaison des couts analytiques purs sur une palette d’examens entre Allemagne et France montre que les couts analytiques sont légèrement inférieurs en France, malgré une organisation allemande industrielle et concentrée. Enfin, pour négocier des baisses de nomenclature, le gouvernement sera t-il plus à l’aise face à des syndicats de professionnels de santé ou face à des lobbystes des futurs 4 ou 5 grandes chaines françaises appelés à se partager le marché de la biologie médicale française? L’avenir nous le dira mais il semble que ni la Sécu ni les patients français n’en ressortiront malheureusement gagnants.
SJBM(Quote) (Reply)
Parce qu’il est très difficile de comparer deux systèmes de fonctionnement très différents (allemand et français):
P 76 du http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/064000445/0000.pdf
Les phases pre et post analytiques font partie de l’enveloppe globale de la biologie française, ce n’est pas le cas en Allemagne (corrigez moi si je me trompe).
Tots aki(Quote) (Reply)